lundi 16 juin 2014

Illumination ... ;)

Illumination

Anthony Paul Moo-Young est né le 29 janvier 1954 à Port Antonio, en Jamaïque. Il a rejoint l’Angleterre en 1969 pour y retrouver sa mère à Brixton, dans la banlieue de Londres. Il a travaillé de nombreuses années dans le « West End » de Londres comme portraitiste de rue, puis comme peintre, artiste de vitrail et enseignant. Il était connu sous le nom de « Tony Moo », mais depuis un certain temps il est affectueusement appelé « Mooji* » par les nombreux chercheurs et amis.
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Introduction :


Interlocuteur : Mooji, est-il réellement possible de devenir illuminé, de recevoir l’illumination ? Quiconque est-il devenu illuminé ou éveillé en venant au satsang*, et si oui pouvez-vous dire qui ? (Tout le monde rit)


Mooji : En vérité, il n’est pas possible de devenir illuminé de la façon dont vous le présentez, parce qu’en premier lieu il n’y a personne en tant que tel qui puisse devenir illuminé. La ferme reconnaissance ou réalisation qu’il n’y a pas « quelqu’un » qui puisse en réalité obtenir l’illumination, et qu’il ne peut jamais y avoir une entité qui obtienne un tel état, que ce soit maintenant ou dans le futur, voilà qui revient à l’illumination. Cette réalisation directe a lieu et devient une vérité révélée, confirmée et convaincante au travers du processus de l’enquête du Soi.


« L’enquête du Soi », aussi appelée Atma-Vichara, est un moyen efficace pour dévoiler l’irréalité du concept « je », de l’ego, habituellement perçu comme un fait en soi ; elle laisse le Soi pur et immuable comme la seule et parfaite réalité. Ceci est la vérité ultime.


Vous demandez : « Y a-t-il quelqu’un qui est devenu éveillé en suivant les satsangs ? »


Cela a déjà été abordé dans ce que j’ai dit précédemment, mais j’ajouterai qu’il y a eu et qu’il continue d’y avoir une reconnaissance constante du fait que l’identité-ego est un mythe, un personnage de fiction.


L’individualité en tant que telle est une expression de l’être, de la pure conscience, et non la réalité ou la définition de cet être. Ce dernier reste en retrait en tant que témoin et observe les phénomènes qui surviennent spontanément dans la conscience.


Ce véritable soi est uniquement une présence sans forme et sans nom qui brille comme paix et joie aimante. Quand cette reconnaissance à lieu dans chaque individu, chaque expression de la conscience connue comme une personne, cet état est appelé « éveil » ou « illumination ».


Vous me demandez de montrer si une telle personne est présente ici ? En langage courant, je dirais qu’un certain nombre de personnes ici sont arrivés à une vision claire, au-delà d’une simple acceptation ou d’une compréhension intellectuelle ou scolaire. Cependant, les tendances mentales ne sont pas instantanément ni complètement détruites et le sens de l’ego, se faisant passer pour le siège de la réalité, et bien qu’exposé comme simple illusion au travers de l’enquête du Soi, continue d’apparaître. C’est naturel.


Le travail, le défi est de ramener ce sens de l’individualité, « je », à la source, le coeur, dès qu’il se présente. En exerçant l’attention à rester à la source, qui est votre véritable Soi, ce sens se fond progressivement dans la source et devient la source elle-même.
En fin de compte, que serait le « je » qui déclarerait « j’ai trouvé » ou « je suis une personne réalisée » ? Qui ou quoi pourrait être propriétaire de l’illumination ? ne serait-ce pas le même ego ? Vous voyez ce que je veux dire ?



Cependant, certains maîtres se sont déclarés et affirmés eux-mêmes comme la réalité pure et sans qualité, et ont parlé ainsi depuis une conviction, une connaissance pure, directe, sans ego. Ceci aussi est juste de mon point de vue, c’est très revigorant, naturel et ça fait autorité. De ce fait nous pouvons voir qu’il n’est pas possible de cadrer ou de limiter le Soi pur par aucune norme ou logique humaine.


I :Mais je me sens être « quelqu’un », je ne peux pas me sentir comme n’étant « personne ».



M :A nouveau vous placez ce « moi » comme un objet de perception. Comment pouvez-vous être un objet ? Un objet doit avoir un sujet qui le perçoit. Si le sujet aussi est perçu il devient automatiquement un objet et doit avoir un sujet plus profond qui le perçoit. Vous voyez ? Vous ne pouvez être aucun objet perçu, vous devez être le sujet qui perçoit. Quoi ou qui êtes-vous qui perçoit ? Saisissez cela. Votre affirmation « je me sens être quelqu’un » contient trois aspects : Je, mon ressenti et le quelqu’un pour qui je me prends. Ce quelqu’un est simplement une idée de vous-même, ce n’est pas votre vrai Soi. Et votre ressenti est simplement le sentiment concernant cette idée de vous-même. Finalement il y a le vous qui est le sujet qui perçoit cette observation. Ai-je raison?



I :Oui.



M :Quoi ou qui êtes-vous exactement ?



I :Je suis moi, moi-même !



M :Et qu’est-ce que c’est exactement ?



I :Moi ! Ou plutôt ce que je connais de moi.



M :Alors ce n’est pas le corps ?


I :Non, je sais que je ne suis pas le corps.


M :Comment savez-vous que vous n’êtes pas le corps ?


I :Je peux voir mon corps et je sais simplement que ce n’est pas ce que je suis, bien que parfois je sente que je suis ça aussi.


M :Bien. Pouvons-nous revenir à votre réponse selon laquelle vous êtes votre connaissance de vous-même ? Êtes-vous sûr que c’est la connaissance de vous-même et pas simplement la connaissance de l’idée de vous-même, de votre personnalité ? Comment êtes-vous parvenu à vous connaître ? Comment vous connaissez-vous ici et maintenant ?



I :Quand j’ai commencé à percevoir les autres choses et les gens.


M :Oui, comment le fait de percevoir ce qui est autre vous amène à vous-même ?


I arce que je sais que je perçois. Que je dois être là pour percevoir.


M e ce fait aucun objet perçu ne peut être vous, ai-je raison ?


I :C’est ça.


M :Exactement ! Très bien ! A présent, quoi ou qui est exactement ce qui perçoit ou remarque ?


I :Moi ! Ceci !


M :« Moi » est-il identique à « ceci » ?


I :Oui.


M :Et à nouveau, qu’est-ce que c’est ? Quelle sa qualité, sa subtance ? Qu’est-ce qui fait que c’est vous précisément ? Regardez et dites-moi. Est-ce un vous particulier ? Une personne ? Puisque distinct d’un elle, d’un il, d’un lui ou d’un eux ?


I :Eh bien oui… non… c’est vague, je n’arrive pas à voir.


M :Restez calme, ne décrochez pas, soyez immobile et regardez. Qu’êtes-vous là ? Pouvez-vous le dire depuis ce point d’observation ?


I :Je ne suis aucune personne ni aucune chose, mais je ne sais pas ce que je suis. Il n’y a rien là, je ne peux pas répondre. Il y a le sentiment de ne pas vouloir regarder, un sentiment de fatigue, de résistance et d’irritabilité.


M :Bon. N’entrez dans aucune évaluation, ne touchez à rien, soyez seulement un avec ce processus d’observation. Restez là sans effort.


(Longue pause…)


Vous semblez perplexe, qu’est-ce qui vous rend ainsi ?


I :Il y a juste ce vide.


M :Qu’est-ce qui observe ce vide ?


(L’interlocuteur lève les yeux et souris, le regard fixé sur Mooji)


M :D’où vient ce sourire’?


(Silence…)


I :Je ne sais pas, Il y a un sentiment de soulagement, d’espace et de paix, une sorte de clarté.


M :Une sorte de ?


I :Non. Une clarté, un espace et une paix.


M :Cette clarté et cette paix brillent là où il n’y a personne. Ceci est la paix. Ceci est la joie réelle. ceci est l’amour pur. Mais seulement ne vous y cramponnez pas. Ne le possédez pas, ne le revendiquez pas. Restez le témoin.


I :Oui, oui (en souriant) je vois que je ne suis que le témoin. Merci, merci. (Elle frappe dans ses mains à la manière traditionnelle indienne pour remercier ou saluer)


M :Ne partez pas tout de suite…


(Quelques moments passent)


A présent, cessez d’être le témoin.


I :Je suis désorientée.


M :Non, vous n’êtes pas désorientée. Cette désorientation est observée. Ne vous y identifiez pas. Que reste-t-il ? Ne touchez à rien, pas même le témoin, ne soyez pas un « témoigneur ». Témoigner sans témoin, vous comprenez ?


I :Oui.


M :Qui comprend ?


I ersonne, il y a juste la compréhension.


M :Très bien. Très heureux de vous rencontrer. A présent depuis ce lieu sans lieu, dans un vide total et en tant que vide, au delà du concept de vide, vous êtes sans effort. Vous n’êtes pas devenu cela ni ne l’avez obtenu car il n’y a personne qui puisse obtenir quoi que ce soit. En dehors, et pourtant à l’intérieur de cette conscience (awareness) indescriptible, la conscience (consciousness) se lève et brille comme le « je » qui perçoit. Et quoi qu’il se présente, ce ne sont que de simples formes apparentes de la conscience « je » qui sont perçues.


I :Merci.


M :Je vous en prie.


OM


* Satsang


« Le Satsang nous rappelle que nous sommes déjà libres en ramenant notre attention sur la Conscience sans qualités dans laquelle apparaît la manifestation. Pour ceux qui y sont ouverts, cette reconnaissance est le savon qui les débarrasse de la vieille crasse de l’ignorance et de la souffrance dues à une malencontreuse identification à l’irréel. Ainsi ne reste de nous que l’être heureux et parfait que nous sommes. Le Satsang est l’invitation à entrer dans le feu de la découverte de soi-même. Ce feu ne nous brûlera pas, il brûlera seulement ce que nous ne sommes pas. » mooji


Notes: * Mooji

Le son prononcé « Mu » (Mou) en japonais provient de la racine chinoise « Wu » signifiant vide, néant. « Ji » (Dji) est un terme indien généralement utilisé à la fin d’un nom comme marque de respect et d’affection. Mooji préfère ce nom et cette sonorité, qui fait déjà partie de son nom de famille, Moo, au prénom « Tony ». * Mahasamadhi

La mort, l’abandon du corps d’une grande âme, un évènement provoqué par d’immenses bénédictions. * Sat Guru

Un maître spirituel hautement réalisé, quelqu’un qui a réalisé la vérité ultime. Signifie aussi le gourou intérieur, le véritable Soi, l’Absolu impersonnel. * Jnana

« Savoir spirituel », sagesse. Connaissance du Soi. La sagesse mûre de l’âme. * Sri Ramana Maharshi

Connu partout comme un sage unique au XXe siècle. Sa vie fut un parfait exemple de simplicité, de pureté, d’égalité et d’équanimité, provenant d’une expérience immuable du Soi.











http://www.mooji.org

Tu n’as pas à comprendre.

 
Quelque chose est en mouvement
 
Au-delà de la compréhension habituelle.
 
C’est la présence de la Grâce elle-même.
 
Personne ne peut comprendre la Grâce.
 
Tu peux seulement dire :
 
« Merci, merci, merci de m’avoir recueilli et de me consumer ! »
 
 
 
Le camphre brûle ; il ne laisse aucun résidu.
 
Ce feu, non plus, ne laissera pas de résidu.
 
 
 
 
 
[Silence]
 
 
 
 
 
Voici la prière :
 
 
 
Que tout soit brûlé.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Mooji

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